Ablehearts – The Flood

Written on 25/01/2010 by Junko UK flag

AbleheartsCoverAbleheartsMySpace logolast.fm logo, c’est Thomas Arsenault, un Américain résidant à Brooklyn. Il suffit d’entrer une adresse mail pour télécharger gratuitement son premier album, “The Flood“. Celui-ci est constitué de treize morceaux assez brefs, essentiellement électroniques même si des accords de guitare ou quelques notes de piano créent parfois la mélodie. L’originalité, l’étrangeté devrais-je dire, de l’enregistrement tient surtout à la voix de Thomas Arsenault et aux effets qu’il lui donne : craquements, soupirs, amplifications, distorsions… J’ai découvert Ablehearts en regardant la vidéo de Winter Wind ci-dessous.  Ensuite, je n’étais pas sûre de vouloir découvrir les autres titres car ce chant m’était quasiment insupportable. Dans le même temps, quelque chose m’intriguait et me retenait à travers cette atmosphère et ces paroles. Je ne regrette pas d’avoir approfondi cette découverte. D’une part, la qualité sonore de la vidéo est particulièrement mauvaise dans ce clip. D’autre part, au fur et à mesure que l’album se déroulait, je trouvais cette voix de plus en plus émouvante, dans ses murmures suraigus comme dans ses cris, qu’elle soit déformée ou naturelle. L’émotion que peut provoquer “The Flood” est aussi liée à son aspect personnel. Les paroles extrêmement tristes pourraient être extraites d’un journal intime cadenassé qui n’est lu que par l’auteur, et les expérimentations musicales paraissent “brutes” à la manière d’un exutoire. Même si la musique de Ablehearts peut déplaire, elle vaut la peine d’être entendue ne serait-ce que pour sa singularité.

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Wont you time

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May at the farm

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2012

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12 Responses to “Ablehearts – The Flood”

  1. Thomas Arsenault a un nom bien français pour un américain.
    Très singulier comme univers effectivement.
    Le titre intitulé 2012 me plait beaucoup. Je vais donc aller au-delà.

  2. Suite à cette remarque, je me suis renseignée et si Arsenault est bien un nom français à l’origine, les premiers Arsenault américains datent du XVIIe siècle. A l’heure actuelle, les Arsenault sont très nombreux aux Etats-Unis et au Canada, moins en France. Néanmoins, cet Américain a peut-être des parents français, d’autant qu’il pourrait aussi s’appeler Tom pour avoir l’air plus américain, je n’en sais rien (et à dire vrai je m’en fous un peu…)

    C’est drôle : tu aimes le titre que j’aime le moins ! Je l’ai mis uniquement pour montrer que Ablehearts pouvait aussi créer des titres relativement “classiques”, accessibles. Malheureusement pour toi, ce morceau est unique en son genre sur l’album donc tu risques d’être déçu en écoutant le reste (je préfère te prévenir).

  3. Je me doutais que tu te renseignerais. :-)
    Je l’ai twitté cet après-midi, ce disque est incroyable !

  4. Je n’ai pas beaucoup consulté Twitter aujourd’hui : trop de boulot, je suis désolée ! En tout cas, je te remercie de l’avoir écouté, et d’une certaine manière c’est rassurant de savoir que je ne suis pas la seule à le trouver “incroyable”.

  5. Deux remarques.
    1) J’aime découvrir ces passages secrets, en broussailles, intacts.
    2) A chaque fois que je monte le son, ça gueule autour de moi.”C’est quoi ce truc ? T’aimes ? T’es dingue. “

  6. 1) J’aime – pas uniquement mais systématiquement – être surprise, d’où mon envie d’éviter les sentiers, mais je sais (c’est compréhensible d’ailleurs) qu’on ne me suit pas toujours dans les chemins de broussailles… Alors cette remarque me fait réellement plaisir.
    2) Hahaha c’est une réaction que je connais bien ! On s’y habitue puisque j’ai même osé ouvrir un audioblog malgré tout. Mais je crois qu’il n’y aura pas que des musiques aussi expérimentales ici, si ça peut rassurer ton entourage ou éviter qu’il me maudisse ! :)

  7. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais ces morceaux me donnent à la fois envie de pleurer (une incroyable mélancolie) et de danser (un “rien à perdre tout à expérimenter”).
    Alors merci bien pour la découverte.

  8. 2012 était celui que mon oreille a adopté à la première écoute, la première évidence pour un auditeur élevé à la pop, mais il y a des titres que je trouve absolument sidérants et très émouvants, comme ce morceau qui s’appelle Trust Related et qui me file la chair de poule à chaque passage.

  9. Je suis toujours impressionné par les chemins que tu empruntes… Par les découvertes que tu nous fait partager… Ablehearts m’a touché !!! Merci….

  10. Llyn : je n’ai perçu que l’aspect mélancolique et pourtant j’ai l’impression d’entrapercevoir la dimension “rien à perdre tout à expérimenter” en te lisant.
    Je te remercie pour ta confiance, pour ton envie de découvrir les morceaux que je propose.

    anakin : paradoxalement, c’est parce que j’ai été élevée à la pop que je m’en éloigne… Néanmoins, je vois très bien ce que tu veux dire. “Trust Related” est presque trop expérimental pour moi en revanche, mais il fait de l’effet c’est certain.

    Emmanuel : je pourrais écrire la même chose à propos de ton blog. Je devrais te remercier plus souvent d’ailleurs (je suis timide quand il s’agit de laisser des commentaires, même si j’aime en recevoir).

  11. Après quelques écoutes, j’ai encore du mal à me faire un avis. Le disque est un peu trop centré sur lui même par moment. Les passages les plus poignants sont très réussis, mais comme ça il manque un peu de substance pour moi. A creuser :)

  12. Je ne sais pas si je comprends bien ce que tu veux dire en écrivant : “le disque est un peu trop centré sur lui-même”, mais je suppose que c’est lié à la dimension intime et personnelle (celle que je soulignais dans mon texte). Dans ce cas, c’est précisément ce qui me touche, c’est là que je trouve la “substance”. Ceci dit, je pense que c’est un album déstabilisant qui peut nécessiter plusieurs écoutes (et pourtant, contrairement à ce que j’ai lu récemment, je suis persuadé qu’il ne suffit pas d’écouter plusieurs fois un disque pour l’apprécier).

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